La promotion des droits socio-économiques et culturels est nécessaire pour le respect des droits de l’homme

La commission nationale indépendante des droits de l’homme (CNIDH) a organisé mardi le 4 juin 2019 à l’hôtel Source du Nil de Bujumbura, une conférence d’information et d’échanges sur les stratégies de réalisations de ses missions à l’endroit de certains représentants du gouvernement, des différentes commissions et du corps diplomatique et consulaire.

Dans son discours d’ouverture, le ministre des Droits de la personne humaine, des Affaires sociales et du Genre, M. Martin Nivyabandi (photo : au milieu) a indiqué qu’en matière de droits de l’homme, le Burundi est confronté à une double lecture, dans le sens où il est parmi les pays du sud qui sont souvent considérés comme les mauvais élèves de la défense de la promotion des droits de l’homme, d’un côté, et dont les pays du nord voudraient imposer une certaine vision, de l’autre côté.

Il a proposé qu’ils devraient tenir compte de la spécification de chaque nation au moment de la lecture sur les droits de l’homme dans un pays, expliquant que les pays n’ont pas les mêmes conditions socio- économiques, ni la même histoire. Une autre chose que le ministre Nivyabandi a signalé qui fait que le Burundi soit lu doublement au niveau du respect des droits humains, concerne les intérêts économiques, dans le sens où certaines organisations internationales de défense et de promotion des droits de l’homme ont tendance à en faire une source de revenus, tout en exagérant dans les rapports qu’ils produisent sur le Burundi.

Le ministre en charge des droits de l’homme au Burundi a aussi fait savoir qu’il faut beaucoup insister sur les droits socio-économiques et culturels, arguant que si on ne fait pas la promotion de ces derniers, on risque de créer une génération future qui ne va pas comprendre les droits civils et politiques.

Il a également souligné que la mise en œuvre du Plan national de développement (PND 2018-2027) viendra pour résoudre certaines questions dans ce domaine.

A la CNIDH, M. Nivyabandi l’a invité à travailler en synergie avec différents acteurs, pour bien réussir ses missions dont la protection et la défense des droits de l’homme, la promotion des droits de l’homme et le rôle consultatif à jouer auprès des institutions.

Le président de la CNIDH, M. Sixte Vigny Nimuraba (photo : à gauche) a précisé que les axes stratégiques de la CNIDH sont au nombre de cinq dont l’amélioration de la protection des droits de l’homme en général et au sein de la chaine pénale en particulier, la contribution à un dialogue constructif sur les questions des droits de l’homme, la promotion de la réalisation des droits économiques, sociaux et culturels, l’amélioration de la protection des groupes vulnérables ainsi que la consolidation de la CNIDH dans son développement institutionnel et son positionnement stratégique.

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