Questions posées au ministre en charge de la sécurité publique par les députés

Le respect des arrêts-bus s’avère indispensable

Lors de la séance plénière du mardi 29 Janvier 2019, prévue pour présentation du rapport de la Commission permanente chargée des questions de sécurité et de la défense nationale sur une descente effectuée sur terrain pour se rendre compte de l’état des lieux des infrastructures policières, les députés ont posé l’une ou l’autre question d’éclaircissement au ministre en charge de la sécurité publique Alain Guillaume Bunyoni sur le contenu de ce rapport, sur la vie des policiers, etc. Nous avons jugé bon de revenir sur les réponses données à certaines questions. 

Au cours de cette séance plénière, les députés ont indiqué, à propos  de la vétusté des infrastructures policières, que normalement dans d’autres pays les maisons qui ont plus de cent ans d’existence sont démolies et on construit d’autres. Ils ont alors, proposé qu’on puisse construire des infrastructures abritant les commissariats dans les communes à travers les travaux communautaires. Au cette proposition le ministre a indiqué qu’à voir l’ampleur de la situation et l’état des lieux des infrastructures policières déjà existantes, on parviendra à construire d’autres alors que la situation se serait empirée davantage. Selon lui, il faut plutôt une solution rapide. 

Les barrières dans les rues à l’intérieur du pays sont d’une grande importance

Les députés ont affiché leur inquiétude à propos de la multiplication des barrières des policiers dans les rues à l’intérieur du pays surtout à l’entrée des provinces. Ils ont voulu savoir leur importance et si cela ne favoriserait pas la corruption. Sur ce, le ministre Bunyoni a indiqué que ces barrières sont d’une grande importance. Il a aussi fait savoir que certaines appartiennent à la Police, d’autres au ministère en charge de l’environnement et d’autres encore à l’administration locale pour les taxes communales. Pour diminuer leur nombre,  il a indiqué qu’on va voir comment les trois catégories de barrière forment une seule barrière pour que quand un véhicule s’arrête il soit contrôlé une fois pour toute par chacune des trois catégories selon la mission qui lui est confiée. A propos des conducteurs d’engins automobiles qui s’arrêtent n’importe où sans respecter les arrêts de bus, le ministre de la Sécurité publique a indiqué que le projet de réhabilitation de la voirie de la ville de Bujumbura prévoit la mise en place des arrêts de bus sur tous les axes. Mais en attendant, a-t-il ajouté, il faut que les gens respectent bien les arrêts de bus déjà existants. Il a ainsi fait appel à tout un chacun d’aider dans la sensibilisation de la population pour le changement du comportement. 

La mission des policiers burundais à l’étranger

Les députés  ont aussi cherché à savoir si après la suspension des missions des policiers burundais dans le maintien de la paix à l’étranger il y a d‘autres opportunités disponibles pour eux. Le ministre Bunyoni s’est d’abord réjoui du fait qu’avant la suspension de leur mission, les policiers burundais avaient été cotés avec une note exceptionnelle. Selon lui, ces missions ont été suspendues à la suite de la simple raison que les policiers se sont donné corps et âme pour empêcher les insurrections et le coup d’Etat de 2015  orchestrés par ceux-là même qui financent les missions de maintien de la paix à l’étranger. Selon lui, même aujourd’hui s’il y a un policier burundais qui postule pour occuper un poste dans les missions des Nations unies à l’étranger, sa candidature est directement retirée et ils disent que sa candidature est retirée pour des raisons politiques. Le ministre Bunyoni  a ainsi informé les députés que le gouvernement est en train de tout faire pour débloquer la situation. 

Astère Nduwamungu, http://www.ppbdi.com

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