« Le reportage de la BBC est sans preuve et pour cause, mensonger » dixit le PGR

Le procureur général de la République sort un démenti

« Le reportage de la BBC est sans preuve et pour cause, mensonger »

La chaîne de télévision britannique BBC vient de sortir un film où il accuse le gouvernement burundais en date du 4 décembre 2018. La dite accusation diffuse une vidéo qui commente sur la poursuite des actes des violations des droits de l’Homme au Burundi suite  aux manifestations qui avaient été déclenchées en avril 2015.  Dans ce reportage, la chaîne dénonce les actes de torture et d’assassinat commis par les agents du Service national de renseignement burundais qui auraient été perpétrés dans une maison sise au quartier Kinindo avenue Ntwarante numéro 76. C’est ce qu’a déclaré le procureur général de la République, Sylvestre Nyandwi.

Dans le but d’alerter l’opinion publique sur la gravité des faits, la vidéo montre un flot de sang qui coule dans un caniveau se trouvant aux alentours de cette maison prétendant qu’il s’agit du sang des personnes assassinées dans ladite immeuble. Après la diffusion de ce reportage, le ministère public a mené des investigations afin de se rendre compte des faits diffusés par cette chaîne de télévision britannique. Après analyse des éléments, le ministère public apporte un démenti face à ce documentaire. Les preuves sont les suivantes : la maison décrite par la vidéo est pour le moment  gardée par la police et aucun agent du Service national de renseignement n’y est présent, mesure qui a été prise en date du 27 novembre 2015 après y avoir  saisi une grande quantité d’armes.  A cette date, une tentative d’assassinat avait été perpétrée contre l’honorable Zénon Ndaruvukanye, et consécutivement parmi les personnes appréhendées, l’une d’elles avait révélé cette cache d’arme.

« Comment quelqu’un qui est toujours en cavale peut-il servir de source ? »

Un dossier avait été ouvert à charge des  nommés Eric Ntakarutimana et Félix Ndayisenga qui furent condamnés respectivement à 20 ans et 10 ans de servitude pénale par le tribunal de Grande instance de Mukaza, le 28 février 2018 au moment où le nommé Prosper Kaze qui est parmi les auteurs est encore recherché. « Il est donc ahurissant que le même individu, Prosper Kaze, poursuivi dans ce dossier et toujours en cavale, soit la même source dans ce reportage, ce qui confirme son caractère mensonger. Cela renforce l’idée qu’il relève de la pure manipulation » a affirmé le procureur général de la République. Après avoir interrogé les domestiques d’une propriété voisine et des voisins, on a ainsi constaté que les faits relatées ne se sont jamais produits dans cette maison ni aux alentours. Le liquide montré caractérisé de sang humain n’est autre que du sang de chèvres abattues par les musulmans voisins, à la fête d’el Eid, comme l’ont déclaré ces domestiques qui ont eux-mêmes abattu les chèvres. 

Quant aux prisons dites clandestines disséminées dans divers points du pays, dont il est fait état dans la vidéo, les auteurs l’affirment sans la moindre preuve de leur existence. Ils confondent les postes de police et certains services étatiques avec les prisons. Ces dernières sont implantées dans des localités officiellement connues. A ce sujet, la police a toujours organisé des descentes sur terrain en compagnie de certains médias et les observateurs des droits de l’Homme pour se rendre compte de ces endroits pointés du doigt pour qu’ils se rendent compte  que ces accusations étaient infondées. 

Blandine Niyongere, http://www.ppbdi.com/

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