Le torchon brule au sein de l'UPRONA proche du pouvoir de Bujumbura

Le courant ne passe plus au sein du parti UPRONA dirigé par Abel Gashatsi. Deux camps se regardent en chien de faïence, selon des sources internes au parti. D'une part le camp du vice-président Gaston Sindimwo et ses acolytes Abel Gashatsi le président du parti, Olivier Nkurunziza secrétaire général, Étienne Simbananiye, vice-président et d'autres jeunes cadres. De l'autre, les ressortissants de Muramvya dont le chef de fil est Tharcisse Nkezabahizi, cadre à la deuxième vice-présidence, Concilie Nibigira ancienne présidente de ce parti récemment limogée de la Mutuelle de la fonction publique, Delphin Ndikumana cadre au bureau de l'ombudsman tous de Muramvya, Dieudonné Giteruzi originaire de Bujumbura rural récemment limogé de la SOBUGEA, Isidore Mbayahaga, directeur commercial de l'ONATEL, Prospère un membre du protocole du 2ème vice-président du sénat, Anicet Niyongabo, Georges Habonayo ancien conseiller principal à la première vice-présidence de la République qui se sont regroupés au sein du groupe surnommé G7 pour contester la direction d'Abel Gashatsi.

Selon ce groupe de frondeurs G7 dirigé par Tharcisse Nkezabahizi et Concilie Nibigira, Abel Gashatsi et Gaston Sindimwo veulent "urbaniser" le parti UPRONA, le rajeunir et le diriger d’une main de fer sans l'aval du comité central, « Comment recrutent-ils des anciens FNL qui ne constituent pas un noyau de voix du parti UPRONA ? En plus, ils ne veulent pas que la sagesse prime au sein du parti sans oublier l'exclusion ethnique qu'ils veulent y introduire. Cela a coûté le poste de la direction de la Mutuelle à Concilie Nibigira en faveur d'Abel Gashatsi », témoigne un des frondeurs du groupe G7.

De l'autre côté les partisans d'Abel Gashatsi et Gaston Sindimwo qualifient leurs détracteurs de "vieux loups" qui ne veulent pas quitter les postes politiques. « Ces frondeurs sont des personnes qui veulent la gérontocratie. Ils ne tolèrent pas que le parti se rajeunisse. Ils ne cotisent pas et ne se rendent pas sur terrain pour recruter de nouveaux membres ou rencontrer nos militants. Ils ont peur du changement, c'est pourquoi ils jouent la carte de la division mais qu'ils le veuillent ou non ils attraperont le train du changement déjà en marche », affirme un loyaliste.

Jeudi 13 septembre 2018, INFO SOS Médias Burundi

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