Trente ans après les événements de Ntega et Marangara, l’heure est à l’effort collectif de développement

Pendant qu’en ce 15e jour du mois d’août 1988, les Burundais appartenant à la religion catholique célébraient la fête de l’Assomption ou la fête de l’élévation de la Sainte Vierge Marie au ciel, ceux de Ntega et Marangara, deux communes situées au Nord du Burundi ont été malheureusement privées de cet important événement religieux célébré le 15 août de chaque année.

Pendant que les autres catholiques priaient, chantaient et écoutaient les Saintes Ecritures dédiées à la Sainte Vierge Marie, les populations des communes Ntega et Marangara se trouvaient en proie aux violences qui, pendant plusieurs jours, firent beaucoup de morts, beaucoup de dégâts matériels et mirent un nombre important de Burundais sur le chemin de l’exil.

Trente ans après ce que l’Histoire retiendra sous l’appellation d’événements de Ntega et Marangara, la population burundaise en général et les populations de ces deux communes en particulier se souviennent et s’interrogent en se demandant comment ces entités administratives en sont arrivées là.

Pendant qu’en ce 15e jour du mois d’août 1988, les Burundais appartenant à la religion catholique célébraient la fête de l’Assomption ou la fête de l’élévation de la Sainte Vierge Marie au ciel, ceux de Ntega et Marangara, deux communes situées au Nord du Burundi ont été malheureusement privées de cet important événement religieux célébré le 15 août de chaque année. Pendant que les autres catholiques priaient, chantaient et écoutaient les Saintes Ecritures dédiées à la Sainte Vierge Marie, les populations des communes Ntega et Marangara se trouvaient en proie aux violences qui, pendant plusieurs jours, firent beaucoup de morts, beaucoup de dégâts matériels et mirent un nombre important de Burundais sur le chemin de l’exil.

Trente ans après ce que l’Histoire retiendra sous l’appellation d’événements de Ntega et Marangara, la population burundaise en général et les populations de ces deux communes en particulier se souviennent et s’interrogent en se demandant comment ces entités administratives en sont arrivées là.Trente ans après les événements sanglants de Ntega et Marangara, l’Histoire nous commande de rappeler que le pays était dirigé par le Major Pierre Buyoya, à la suite d’un coup d’Etat contre l’ancien président Jean-Baptiste Bagaza qui, pendant onze ans de pouvoir, œuvra au développement socio-économique que personne ne peut s’autoriser de contester, sans soubresauts sociaux. Au regard de la façon dont la crise de Ntega et Marangara a été gérée, une certaine opinion au Burundi et au-delà de ses frontières n’a pas hésité d’évoquer la responsabilité des autorités politiques d’alors dans la préparation, la gestion des événements sanglants de Ntega et Marangara qui n’ont fait qu’allonger la triste liste d’autres événements tout aussi sanglants que le pays a connus en 1965 et en 1972, avant ceux de 1993, les uns plus meurtriers que les autres. Il a fallu l’avènement du parti CNDD-FDD en 2005, à l’issue des élections démocratiques pluralistes libres et transparentes, pour  que ce genre de séismes sociaux cesse.

Fort légitime, la question est naturellement celle-ci : Trente ans après les événements sanglants de Ntega et Marangara, où en sommes-nous ? Disons-le tout de suite sans risque de nous tromper que l’heure est au travail. Le trentième anniversaire des événements sanglants de Ntega et Marangara n’arrive-t-il pas au moment où il est question, à travers tout le pays, de l’inauguration des infrastructures socio-économiques réalisées grâce aux travaux de développement communautaire, à l’occasion du 56e anniversaire de notre indépendance ?

Il est également heureux de constater que cet anniversaire arrive au moment où l’effort collectif s’impose comme la seule voie valable pour accroître le développement socio-économique de notre pays. Il est tout aussi heureux de constater que cet anniversaire intervient au moment où l’heure est venue de tourner la page des dérives du passé qui nous ont conduits à des dommages sans nom, en vue de sauvegarder les atouts et les ambitions du pays pour son développement proche et lointain.

S’atteler aux travaux de développement socio-économique dans l’unité, la paix, la sécurité et la démocratie, c’est la voie que le peuple burundais s’est choisie et qui lui permettra d’offrir le meilleur de ses forces et de mobiliser toute son imagination, pour se démarquer définitivement des phases difficiles qui ont marqué son Histoire et qui ont freiné son développement.

Louis Kamwenubusa

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