Minutes de la conférence de presse du Président du FNL

Minutes de la conférence de presse du Président du FNL

Le président du parti FNL:

Coalition des partis portis de l’opposition extra-parlementaires associés au parti FNL, ont pris le temps d’analyser les échanges faits en province de Kayanza en date du 03 août 2018 qui ont conduit à la signature d’une feuille de route pour la tenue des élections libres, transparentes démocratiques, inclusives et apaisées en 2020.

Le parti FNL associé à la coalition des partis politiques de l’opposition extra-parlementaires se disent satisfaits du déroulement des échanges et les recommandations formulées avant la clôture de ces assises. Nous saluons la politique du gouvernement qui accorde toujours une place de choix aux partis politiques agréés au Burundi y compris ceux regroupés dans la coalition  CNARED, ces derniers ont répondu présents, ont apporté leurs contributions et apposé leurs signatures sur la nouvelle feuille de route consensuelle. Nous en profitons pour rendre un vibrant hommage à leurs leaders puisqu’ils ont privilégié l’intérêt supérieur de la Nation. Le souhait de tous les partis signataires est le bon déroulement du processus électoral sans exclusion aucune, dans la paix, que tous les partis désireux d’y participer entrent en arène sans entrave, dans des conditions garantissant la sécurité de leurs membres et leurs leaders. C’est en résumé ce qui a été convenu.

Et nous qui étions au pays, nous ne ménagerons aucun effort pour leur témoigner notre soutien en leur montrant que nous cheminons ensemble vers les élections de 2020 et nous leur souhaitons la bienvenue.

Nous saluons l’initiative prise par le ministère de l’intérieur d’inviter toutes les parties prenantes au processus électoral  qui dispose d’un électorat en prenant soin de ne pas inviter les acteurs politiques de mauvaise foi qui prêchent le désordre.

Rappelons que dans le passé, chaque fois que les burundais ont dialogué, étaient conviés les représentants des soi-disant organisations de la société civile, des médias tels que les journalistes de la RPA, tous ces dialogues organisés dans l’attente d’une issue favorable, la montagne a toujours accouché d’une souris. C’étaient de véritables politiciens déguisés. Ici, nous pointons du doigt la RPA, car, c’était un véritable parti politique aujourd’hui devenu mouvement rebelle. Avant, on commettait l’erreur d’inviter ces organisations et tous avez vu la suite, c’est pourquoi nous remercions encore une fois le ministère de l’intérieur pour avoir invité les vrais parties prenantes au processus électoral soucieux de bâtir un Burundi paisible et prospère. C’est la raison pour laquelle la nouvelle feuille de route a été signée à l’unanimité y compris les partis de la coalition CNARED. Et donc, il s’agit d’un pas important franchi.

Nous tenons à féliciter les partis politiques présents à kayanza pour la sagesse et le patriotisme dont ils ont fait preuve au cours de ces assises. C’est  la raison pour laquelle il n’y a pas eu de discussions houleuses qui d’habitude durent longtemps, car, tous les participants aspirent à la tenue des élections transparentes, démocratiques, libres et apaisées.

Nous profitons de cette occasion pour décrier le comportement paradoxal de certains politiciens, et ceux se déguisent en politiciens qui mènent une campagne de dénigrement pour discréditer les résultats de l’atelier de Kayanza. Ils se lamentent à longueur de journée, en disant qu’ils n’ont pas été invités, qu’ils sont considérés comme des laissés pour comptes. Et en quelle qualité fallait-il les inviter ? En quoi cela leur concerne ?

Quelqu’un vient de nous rappeler l’époque de la campagne de pacification. Le chef de l’Etat d’alors a laissé entendre que la pacification est un processus. Tout le monde ne partage pas nécessairement le même point de vue. Certains comprennent vite, d’autres non. L’important est qu’il y’ait ceux qui y adhèrent et de laisser le temps à ceux qui n’ont pas compris. Ceux qui ont compris poursuivent le projet et ceux qui comprendront tardivement rejoindront ces premiers sans toutes fois constituer une pierre d’achoppement à la poursuite du processus.

Il en est de même pour le processus en cours. Nous aimerions dire à la communauté nationale et internationale que nous ne nous en prenons pas à ceux qui tardent à comprendre puisque nous n’avons pas tous la même vision. Nous qui comprenons nous ne nous arrêtons pas, mais poursuivons le processus les portes grandement ouvertes pour que quiconque se trouvant sur notre chemin et qui nous demandera de nous arrêter pour qu’il entre dans le navire, nous nous arrêterons et nous cheminerons ensemble. Ce que nous leur demandons, c’est de ne pas nous arrêter pour nous empêcher de continuer sachant que le trajet à parcourir est long. Si le bas peuple a déjà compris, personne ne nous empêchera de continuer car, c’est lui notre patron. Il nous a même donné des directives sur la manière dont nous devons marcher. C’est à cette constitution qu’il vient de se doter que nous devrons nous conformer. Il a tout dit et ne se dédira pas. Reste à nous de nous conformer à ses désidératas. Celui qui ne le comprend pas veut dire que le Burundi est un pays sans propriétaire sur son sol , croyant qu’il appartient à ceux qui résident à l’étranger. Et donc, vous comprenez qu’il n’y a plus de temps à perdre, la machine est en marche.

C’est pour cette raison que nous profitons de l’occasion qui nous est offerte, pour  faire un clin d’œil à nos confrères qui se trouvent à l’étranger, qui ont perdu leur temps en pratiquant la politique de la chaise vide, je pense qu’il est temps de faire un examen de conscience et de se ressaisir.

En 2010, certains ont commencé à dire qu’il est impossible de tenir des élections en essayant vainement de le démontrer. Les élections ont bel et bien eu lieu et quand les messages de félicitation aux institutions élues tombaient, ils ont créé ce qu’ils ont appelé « ADC Ikibiri ». On se demande où se trouvent aujourd’hui les leaders de ces partis. Où sont-ils ? Qu’ont-ils gagné ? Comment sont-ils ? Il est évident qu’ils n’ont rien gagné. Il y en a qui ont dit que la promesse faite au peuple d’Israël a duré 400 ans et donc, même après 400 ans, la promesse se réalisera. A mon avis, ils devaient concevoir des projets de société à présenter en vue de rendre décente la vie du peuple et pas évoquer une histoire ancienne. Si ces politiciens ne veulent pas regagner le bercail en arguant qu’ils attendent une promesse qui se réalisera dans 400 ans, j suis pas avec eux. Ce qui se réalisera dans 400 ans ne me regarde pas, seul le présent me concerne. La constitution que vient de nous donner le peuple burundais devrait être notre guide jusqu’à 400 ans.

Ce n’est pas de gaité de cœur que je m’exprime en ces termes, les militants du CNARED sont nos concitoyens avec lesquels nous avons partagé le pire et le meilleur, nous souffrons de leur absence au pays . C’est la raison pour laquelle je ne termine jamais mes conférences sans exhorter à mes confrères qui sont à l’étranger à rentrer au pays. Il n’y en a qui sont poursuivis par la justice, d’autres non. Et qu’est ce qui empêche ces derniers de rentrer ? Nous leur lançons un appel vibrant pour qu’ils regagnent  leur mère patrie.

Un jour à l’hôtel Royal Palace, en compagnie de six collègues, qui ne sont pas sur la même longueur d’onde avec moi, m’ont dit que mon comportement n’est pas digne d’un opposant, qu’il fallait couper tous les ponts avec le parti CNDD-FDD et le gouvernement. Je leur ai répondu par la question de savoir avec qui je devais couper les ponts ? E  et à qui m’allier ?

J’ai leur ai dit que ce sont les banamarimwe  qui ont placé leur confiance en moi, les bagumyabanga du CNDD-FDD quant à eux ont choisi Son Excellence Pierre Nkurunziza, les upronistes sont derrière un mudasigana et vous de l’opposition radicale qui ? Qui est votre candidat de consensus ? Toute honte bue,  ils sont restés bouche bée devant cette question. Vous dites que je suis derrière Pierre Nkurunziza, je pense qu’une fois, je me retrouve en difficulté, ce dernier peut voler à mon secours en me protégeant comme l’un de ses dirigés. Et parmi vous, montrez-moi, qui peut faire de même ? Je ne voudrais pas induire en erreur les banarimwe , qu’ils restent là où, ils sont sécurisés.

En 2010 est né ce qu’on a appelé ADC Ikibiri, ensuite RANAC qui deviendra plus tard Amizero, tous ont disparu. Pourquoi n’ont-ils pas fait long feu ? Il en de même pour le CNARED dont la direction ne dure pas plus de neuf mois à cause des mésententes et manque de confiance et la détestation mutuelle. Comme, ils ont échoué, il faut qu’ils constatent que nous ne sommes pas à l’origine de leur échec, ils devraient entrer en contact avec le bas peuple seul détenteur de toutes les réponses à leurs questions. L’important c’est de le respecter et lui faire confiance.

Ceux qui disent  qu’il s’agit d’une feuille de route confectionnée par des partis politiques et qu’il faut une feuille de route issue d’un dialogue qui doit se tenir à Arusha. Qu’ils aillent à Arusha établir leur prpre feuille de route qui se conforme à la constitution issue d’un dialogue organisé à Arusha même. Tandis que nous qui avons reçu des directives de la part du peuple, nous les appliquerons à la lettre à l’intérieur du pays.

Au sein du parti FNL, nous demander au gouvernement de mettre en place dans les meilleurs délais une nouvelle CENI, pour qu’il élabore une nouvelle loi électorale pour qu’elle soit soumise au débat. Nous invitons également ceux qui sont à l’étranger de regagner le pays pour l’analyser ensemble.

Nous demandons également au gouvernement de lancer  une campagne de sensibilisation à l’endroit des réfugiés burundais qui ne sont pas poursuivis par la justice de rentrer au pays car, la paix et la sécurité règnent sur toute l’étendue du pays, afin qu’ils participent la construction de notre pays.

A la communauté internationale de ne plus leur accorder l’asile afin qu’ils cessent de quémander, puisque ce n’est pas le logement ou le travail qui leur manque dans leur pays d’origine. Si besoin se fait sentir qu’on les accompagne pour se rendre compte de l’état des lieux de la paix et la sécurité au Burundi.

Les échanges qui nous ont conduits à la signature de la nouvelle feuille de route contiennent des engagements très importants.

Le gouvernement a pris ses engagements, les partis politiques les leurs. Nous demandons au gouvernement de respecter ses engagements tels qu’ils sont et sans nul doute, une fois le gouvernement honore ses engagements, en 2020 les Burundi tiendra les meilleures élections de son histoire puisque toutes les exigences sont réunies dans la feuille de route.

Aux partis politiques que les engagements pris ne soient pas lettre morte. Notre jeunesse a été dupée par des politiciens avides d’argent. Aujourd’hui, celle-ci est dans une situation déplorable dans les camps de réfugiés des pays voisins, nous demandons à tous ces jeunes de regagner le bercail, puisqu’il n y a aucune raison de rester là où, ils sont. Le Burundi n’a jamais perdu aucune guerre, que nos jeunes se détrompent, ils ne pourront pas faire tomber le pouvoir et s’en emparer. Je leur souhaite une victoire politique et non militaire. Et la victoire politique n’est autre que rentrer au pays. Nous demandons au gouvernement et le HCR de faire tout ce qui est à leur pouvoir pour que ces jeunes regagnent leur pays.

En terminant, nous réitérons nos remerciements aux politiciens burundais pour le travail fait en parvenant à élaborer une feuille de route, nous décrions les politiciens résidents à l’étranger qui déclarent nuls les résultats de l’atelier de Kayanza pour la simple raison qu’ils n’ont participé aux travaux. Ce qui se fait sans eux existe, ce qui se fera sans eux aura lieu, ce qu’ils contesteront sera mis en œuvre, ce qu’ils voudront faire avec nous, noue le ferons ensemble.

Je vous remercie

Du correspondant de la Radio BUJUMBURA Internationale

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