Le journal Iwacu minimise l'importance de la feuille de route de Kayanza

Selon le journal Iwacu proche de l'opposition radicale, la feuille de route signée ce 3 Août à Kayanza,  n'aurait pas beaucoup d'impacts, faute de participation de l'opposition radicale.

Par la plume d'Agnès NDIRUBUSA,  Iwacu de ce 13 Aout approuve les propos du représentant du Frodebu,  sans doute aussi ceux de l’opposition radicale,  qui s'est plaint que le draft  de la feuille de route  était déjà disponible. Selon cette compréhension, il aurait fallu que les délégués de Kayanza passent du temps encore pour palabrer sur des questions de principe, et faire durer les séances. Et aboutir probablement à une impasse.

De notre avis, la préoccupation d'Iwacu et  donc de l'opposition radicale devrait être la suivante: la feuille de route mise en place tient - elle compte des doléances d'autres protagonistes politiques volontairement absents ou empêchés, pour d'autres motifs ?  Il suffit de lire la quarantaine de points de cette feuille route pour comprendre qu'elle est assez ouverte  et qu'elle  a beaucoup de mérite. Des observateurs extérieurs que nous avons contactés nous disent avoir été agréablement surpris par la pertinence de son contenu.

Iwacu, apparemment  partisan du statu quo,  déplore précisément l'absence à  Kayanza  des acteurs de poids, se basant sur les  scores des élections de 2015, ignorant que des partis tels que le parti FNL et d'autres ont nettement évolué,  si on considère le positionnement actuel des élus de 2015 et les enjeux en cours.

Iwacu semble aussi affirmer, sans doute par sympathie,  que le CNARED aurait  un poids électoral important, ce qui est loin d'être le cas,  en considérant notamment le score cumulé de tous ces partis aux élections de 2010.  Iwacu s'indigne tout de même du fait que son CNARED favori ,  peine aujourd'hui à retrouver son souffle car miné par des dissensions internes.

Le seul aspect positif de cet article fort tendancieux est que cela démontre que la divergence de vues et la liberté de presse sont une réalité au Burundi.

Jean François  NDEBERI

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