Barrage hydroélectrique Kabu 16: Les travailleurs au chantier de construction se lamentent

Le projet de construction du barrage hydroélectrique sur la rivière Kaburantwa en commune Murwi de la province de Cibitoke avance. Différentes constructions sont en cours. Grâce à ce projet, plusieurs personnes ont été engagées pour travailler à ce chantier mais, elles se lamentent qu’elles ne sont pas bien traitées et ne bénéficient même pas de ce à quoi elles avaient pourtant droit. 

Les casquettes sur leurs têtes, vêtues de gilets et portant  des bottes, les personnes engagées pour travailler dans le projet de construction du barrage hydroélectrique Kabu 16 travaillent du matin au soir. Elles sont quand même contentes d’avoir eu un travail pour pouvoir gagner de l’argent parmi tant d’autres qui avaient tenté leur chance mais en vain.

Selon des sources sûres, il y a même un programme de travailler 24 heures sur 24 heures, ce qui permettra de créer encore d’autres emplois. Mais, les employés se lamentent du traitement qu’ils subissent. Selon ceux qui se sont exprimés, les superviseurs et les chefs de chantier qui travaillent pour le compte de l’entreprise Angelique International surchargent ces employés. Ils regrettent que la rémunération ne soit pas proportionnelle aux efforts fournis et aux travaux effectués.  Ils ne parviennent pas à comprendre comment on peut aller jusqu’à battre un employé. « Ils nous battent souvent, ils nous traitent avec cruauté, ils ne nous traitent pas comme des humains ». Si un de ces employés fait un accident, ce qui est inévitable au regard des travaux qui se font à ce chantier, c’est l’entreprise qui, normalement, doit prendre en charge les soins médicaux. Il est vrai, il y a des dispositifs de soins d’urgence en cas de problème, mais ces employés disent que la suite réservée à celui qui a eu un accident ne respecte pas le droit du travailleur.

En effet, disent-ils, « normalement, celui qui est hospitalisé suite à un accident de travail, devrait continuer à percevoir son salaire. Mais, il y en a parmi nous qui ont passé une semaine à l’hôpital et ont perçu le salaire journalier d’un seul jour pour toute cette période passée sur le lit de l’hôpital ». Ces employés souhaitent une intervention pour améliorer leurs conditions de travail car, « il n’y a pas de dialogue entre nous et l’employeur », se lamentent-ils. On le constate quand une autorité quelconque se rend à ce site. On voit tout le monde prêt à crier au secours, prêt à continuer à travailler. C’est quand on les approche, à l’écart, qu’ils s’expriment, « transmettez notre message : venez à notre secours, nous sommes maltraités, malmenés ».

Alfred Nimbona, http://www.ppbdi.com

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