Agir ensemble pour résoudre les défis auxquels le Bassin du Nil est confronté

La vingt-sixième conférence annuelle des ministres en charge de l’eau dans les pays du Bassin du Nil s’est tenue lundi le 13 août à Bujumbura, avec à l’ordre du jour l’orientation stratégique et l’adoption du budget de l’Initiative du bassin du Nil (IBN).

Procédant à l’ouverture de cette conférence, le deuxième vice-président de la République, M. Joseph Butore a déclaré que les ministres se réunissent en vue d’analyser ensemble les progrès réalisés, les contraintes et les défis, dans le but de trouver des solutions aux questions qui hantent l’IBN et ainsi explorer les opportunités qui permettront de garder l’espoir qu’aspirent les populations des pays du Bassin du Nil.

En effet, a-t-il rappelé, l’eau est, pour aujourd’hui et demain, considérée comme une force motrice de développement socio-économique des peuples du Bassin du Nil en général et celui du Burundi en particulier. D’après le deuxième vice-président de la République, la vision du gouvernement du Burundi pour le secteur de l’eau à l’horizon 2025 est : “État où l’eau est disponible en quantité et en qualité suffisantes pour répondre aux besoins des populations actuelles et futures, et utilisées de manière efficiente et équitable pour un développement socio- économique durable sans compromettre l’environnement”.

La gestion du secteur de l’eau demeure, selon lui, un défi majeur face à la pollution de l’eau, de l’air, le gaspillage et la réduction des zones de protection. Le Burundi, comme d’autres pays, est soumis aux effets du changement climatique, a-t-il expliqué, ajoutant que le déficit pluviométrique s’est traduit notamment par l’aggravation de l’aridité et la réduction significative des principales zones humides, et le tarissement de plusieurs rivières et lacs. Les pluies torrentielles, les températures extrêmes sont aussi autant de phénomènes climatiques, qui révèlent aujourd’hui la vulnérabilité de plus en plus grandissante, ayant comme conséquence la recrudescence des maladies liées à la contamination de l’eau et à l’intoxication de l’air. “Nous devons donc agir ensemble afin de trouver des solutions à ces différents défis observés qui nous empêchent d’atteindre notre objectif”, a insisté M. Butore.

Néanmoins, que ce soit sur le plan national ou international, des acteurs de développement agissant de manière isolée ont enregistré peu de succès a-t-il fait remarquer, ajoutant qu’en matière de coopération, chaque pays doit reconnaitre que le cours d’eau partagé forme un système unique et cohérent à gérer ensemble avec tous les riverains. Il a rappelé que dès la création de l’IBN, son objectif était d’amener les pays riverains du fleuve Nil à travailler ensemble pour développer les ressources du Bassin du Nil au profit de tous à travers sa vision de “Parvenir à un développement socio-économique durable, grâce à l’utilisation équitable des ressources communes en eau du Bassin du Nil et aux avantages qui en découlent “.

Pour atteindre cet objectif, les pays doivent rester solidaires au sein de l’IBN qui les unit et continuer de résoudre ensemble les questions qui hantent cette communauté, a poursuivi le deuxième vice-président de la République. D’après lui, des solutions harmonieuses naitront en privilégiant le dialogue, ce qui permettra de maximiser plus d’avantages dans la bonne gestion des ressources en eau, et ainsi parvenir au développement harmonieux des ressources en eaux du Bassin du Nil.

Signalons que le ministre burundais en charge de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage, M. Déo Guide Rurema a été élu au cours de cette conférence ministérielle pour présider, pendant une année, le conseil des ministres de l’eau des pays membres de l’IBN, en remplacement de son collègue éthiopien Bekele Seleshi, tandis que le sud soudanais Alier Bullen Oka assurera la direction exécutive de l’IBN pour un mandat d’une année.

BUJUMBURA, 14 août (ABP), http://abpinfos.com

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