Le plus grand palace de Bujumbura cherche désespérément repreneur

Le gouvernement burundais compte relancer un appel d’offre international portant mise en concession de l’« Hôtel Source du Nil », dans le cadre de la politique nationale de privatisation des entreprises publiques,  a-t-on appris lundi d’un communiqué officiel.

La relance de l’appel d’offre fait suite au désistement de « SERENA Hôtel », une chaîne hôtelière internationale de luxe qui avait été initialement sélectionnée pour doter le Burundi d’infrastructures touristiques d’accueil de grande classe.

De manière générale, l’environnement des affaires au Burundi continue à pâtir de la violente crise électorale de 2015 et les investisseurs potentiels étrangers ne se bousculent plus dans le pays comme avant, déplore-t-on dans les milieux économiques à Bujumbura.

Le même communiqué rappelle que le processus de mise en concession remonte à 2009 et avait été préféré à la vente « pure et simple » de l'établissement hôtelier, donné financièrement en faillite depuis quelques années.

L’Hôtel source du Nil avait été ouvert dans les années 1980, sous l'appellation initiale de l' "Hôtel Méridien Source du Nil", en plein centre-ville de Bujumbura, non loin du grand Musée vivant de la capitale burundaise et du littoral du Lac Tanganyika.

L’autre option, qui avait été envisagée à un certain moment, était de transformer l’Hôtel en bureaux de fonctionnaires "au regard du coût élevé des loyers que paie l’Etat burundais" au tiers, rappelle le communiqué.

C’est finalement la concession, pour 50 ans, qu’a privilégiée le gouvernement dont l’objectif est de relancer « le plus rapidement possible » un appel d’offre international en vue de rechercher un repreneur de l’hôtel.

Le communiqué invite, en même temps, les opérateurs économiques nationaux à s’intéresser à investir dans cette infrastructure hôtelière « aussi stratégique ».

Le vieux palace est crédité d’une capacité d’accueil de 200 chambres, toutes catégories confondues (dont des suites juniors ou présidentielles), ainsi que d’autres infrastructures de loisirs connexes (piscines, salles de conférences, courts de tennis et terrains de golf).

Bujumbura, Burundi, 16  juillet (Infosplusgabon)

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