Le Burundi célèbre la journée internationale Nelson Mandela

Le Burundi s’est joint mercredi 18 juillet 2018 au monde, dans la célébration pour la première fois de la journée internationale Nelson Mandela. Le thème est: «Tous solidaires avec nos concitoyens détenus », c’était à la prison centrale de Mpimba à Bujumbura.

A cette occasion, la direction générale des affaires pénitentiaires (DGAP) du ministère de la justice et de la protection civique et le comité international de la croix rouge (CICR) ont saisi cette occasion pour lancer une campagne pour la promotion des droits des prisonniers pour honorer l’héritage et les valeurs promues par Nelson Mandela. Ce dernier a passé 27 ans en prison et a défendu les droits des personnes privées de libertés.

Le commissaire de police Emile Manisha qui fut détenu à la prison de Mpimba et qui a été relâché, a demandé aux prisonniers d’être conscients du pourquoi ils sont là et de bien se comporter. La prison m’a appris comment affronter plusieurs situations, l’important c’est la façon de se comporter dans la prison, a-t-il indiqué.

Le représentant des détenus Réverien Kubwimana salue les efforts du Gouvernement pour rendre décente la vie des détenus (la grâce présidentielle, l’amélioration de l’alimentation …).

Le représentant de la CICR a dit que la DGEAP et le CICR mettent au centre des célébrations, la promotion et la diffusion des règles Mandela qui sont un ensemble de règles de bonne organisation pénitentiaire, pour garantir le respect des droits des détenus.

Cela est l’illustration de la volonté et de l’engagement commun du Gouvernement burundais et du CICR pour un milieu carcéral qui respecte de la dignité humaine.

Le Ministre de la justice et de la protection civique Aimée Laurentine Kanyana demande aux prisonniers d’avouer les fautes commises, ce qui faciliterait le travail des juridictions et réduit la peine.

Elle a informé les détenus qu’il existe une commission permanente qui suit de près les dossiers des prisonniers à la prison comme dans les juridictions.

Dans son discours de circonstance, le Premier Vice-Président Gaston Sindimwo a demandé aux magistrats et procureurs de libérer le plus vite possible les prisonniers qui sont concernés par la grâce présidentielle, ceux qui ont purgé leurs peines ainsi qui ceux déjà purgé le quart de la peine mais qui se sont bien comportés. C’est ça le respect du droit, a souligné Gaston Sindimwo.

48 prisonniers concernés par ces mesures ont été relâchés à cette journée. Gaston Sindimwo leur a demandé de ne pas tomber dans les mêmes erreurs et de bien s’intégrer dans la vie courante.

Gaston Sindimwo a demandé que les prisonniers soient traités de manière digne et humaine, d’éviter la torture et autres traitements cruels.

Il a indiqué que la situation dans les prisons reste préoccupante notamment la surpopulation carcérale qui demeure un des défis majeur. Ses conséquences pèsent lourd sur la santé des détenus, l’hygiène, l’alimentation, les conditions matérielles, l’accès à la justice, la réinsertion sociale etc.

Pour faire face à ces défis, Gaston Sindimwo a indiqué qu’un plan d’aménagement des infrastructures pénitentiaires est en cours parce la plupart de ces dernières datent du temps de la colonisation, dans les années 30-40.

Mercredi, le 18/07/2018 par NDARIBAZE Jean Marie, http://www.rtnb.bi/

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