La Première Dame appelle l'église protestante à être "à l'avant-garde" du combat contre le Sida

La Première Dame du Burundi et représentante de l'Organisation des Premières Dames d'Afrique contre le Sida au Burundi (OPDAS-Burundi), Denise Nkurunziza, a appelé vendredi les leaders des églises protestantes implantées à Bujumbura à être "à l'avant-garde" du combat contre le Sida.

Mme Nkurunziza intervenait au cours d'un atelier de mobilisation de ces leaders, afin que ces derniers s'investissent davantage dans le processus d'accélération de la prévention de la transmission du VIH-Sida de la mère à l'enfant (PTME).

L'antenne de l'OPDAS au Burundi, a-t-elle affirmé, souhaite une mobilisation nationale "tous azimuts" contre le VIH-Sida, d'abord pour atteindre en 2020 "zéro nouvelle infection au VIH et zéro discrimination pour les personnes infectées" au Burundi.

Elle a reconnu qu'en dépit des progrès déjà enregistrés dans la réalisation de la PTME, "le chemin reste encore long dans la mise à l'échelle" de ce programme au Burundi à cause de la persistance de certaines barrières socio-culturelles.

Elle a recommandé par ailleurs à ces leaders religieux, de participer activement à une synergie nationale destinée à ce que le Burundi parvienne "sans aucune faille" d'ici l'horizon 2030, à l'atteinte du triple objectif mondial "90-90-90" : 90% des personnes vivant avec le VIH "connaissent leur état sérologique", que 90% des personnes conscientes de leur séropositivité "reçoivent un traitement antirétroviral" et que 90% des personnes sous traitement présentent une "charge virale indétectable".

Pour ce faire, la Première Dame burundaise a "vivement interpellé" les leaders religieux concernés, de renforcer la sensibilisation en direction de leurs "fidèles respectifs" en ce qui concerne la prévention contre le VIH-Sida.

"Que personne ne se dérobe en la matière ; mais plutôt que le bon sens et la logique élémentaire pousse tout patient burundais en la matière à se diriger vers les structures sanitaires dûment compétentes telles que les hôpitaux et les centres de santé. De la sorte, certains Burundais encore embourbés dans la croyance à des pratiques rétrogrades, pourront opérer une rupture avec la fréquentation des charlatans qui prétendent disposer des compétences sanitaires requises dans le traitement contre le VIH-Sida".

Elle a saisi l'occasion pour inviter les structures administratives formant le ministère burundais de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida, d'enclencher de "nouvelles énergies" dans une perspective de "supprimer tous les goulots d'étranglement" à l'accès du traitement contre le VIH-Sida.

Sur ce, elle a recommandé particulièrement aux femmes enceintes, de se soumettre à un dépistage sur le VIH-Sida dès la conception de la grossesse pour qu'une fois dépistées séropositives, elles puissent adhérer au programme PTME visant à protéger leurs bébés contre la contamination du VIH.

Elle a demandé particulièrement aux leaders religieux, de se garder à "exploiter les créneaux offerts par les prières et autres incantations religieuses" pour dissuader ou empêcher leurs fidèles, de recourir aux structures sanitaires dans le cadre de la prévention et de la prise en charge contre le VIH-Sida.

Cette recommandation, a-t-elle insisté, est d'autant plus pertinente dans un contexte national où certaines informations diffusées par ici par là en milieu scolaire burundais, font état de "certains enseignants qui dévient de leurs premières missions d'éducateurs en s'adonnant à des pratiques de prostitution avec les écolières et élèves qu'ils enseignent".

French.china.org.cn | le 07-07-2018

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