La déstabilisation au Burundi, ce combat désespéré dans le but d’étouffer la démocratie

LA DÉSTABILISATION AU BURUNDI, CE COMBAT DÉSESPÉRÉ DANS LE BUT D'ÉTOUFFER LA DÉMOCRATIE.

COMMUNIQUE DU COMITÉ INTERNATIONAL DE SOUTIEN AUX ELECTIONS DÉMOCRATIQUES ET TRANSPARENTES AU BURUNDI En MAI 2018.

 

En ce jour inoubliable au Burundi du 17/05/2018, le peuple burundais vient d’extérioriser sa maturité en démocratie en passant deux semaines en campagne par une contradiction pour un OUI ou un NON dans le calme sur un Référendum d’une constitution rénovée qui englobe la réalité des Burundais. Etant donné que le déroulement de la campagne et le résultat du vote donne une victoire du Oui dans toutes les provinces du Burundi ; le Comité International de Soutien aux Elections Démocratiques et Transparente au Burundi se réjouit de ce pas franchi en démocratie au Burundi en 2018. Nous profitons de cette occasion pour féliciter le peuple burundais de cette victoire inouïe et nous l’encourageons de garder ces acquis démocratiques qui bâtissent la souveraineté d’un peuple dans sa mixité politique.

 

En guise de rappel pour cette Constitution, le Burundi a connu une mobilisation de la population en 2005 dans le but d’élaborer une constitution adaptée à la période post transition en se référant sur les accords d’Arusha de 2000. A l’époque, le FNL dirigé par Aghaton Rwasa était encore en guerre et il n’a pas participé à ce Référendum. De la période transitoire jusqu’à la période post transition conduisant aux élections démocratique en 2010, le Burundi avait pu accueillir tous les belligérants qui participaient ensemble à bâtir un climat de confiance dans le but de permettre la tenue des élections démocratiques où la population était censée élire librement un président qui pourra acquérir le pouvoir d’amender ou supprimer les réserves des uns et des autres parmi les politiciens acteurs des signatures dans les accords d’Arusha de 2000 sur le Burundi. Le résultat des élections démocratiques en 2010 a permis le président NKURUNZIZA Pierre à gagner la confiance du peuple par un choix populaire d’un homme et une voix et il devenait le deuxième président élu démocratiquement par tout le peuple depuis 1993. Le deuxième candidat qui occupait la deuxième position pour cette campagne vers les présidentielles était Aghaton Rwasa que les opposants ambitieux ont manipulé et finalement il a revendiqué qu’il avait lui-même gagné cette compétition au niveau du parlement alors qu’il venait de quitter le maquis en 2008 seulement. La chance lui échappa ainsi en quittant la compétition loyale pour entrer dans une coalition ADC-IKIIRI

 

Concernant les contestataires du Référendum en 2005 et celui de 2018, le pourcentage de ceux qui se sont exprimés pour le oui ou le non sont identifiés dans les mêmes endroits (Communes et Provinces), ce qui est normal que les mécontents d’hier sont les mêmes aujourd’hui sur ce sujet d’amender la constitution burundaise. Ce qui change entre ces deux constatations n’est que ce putsch du 13 mai 2015 qui voulait le retour au chaos et aux annulations de la constitution burundaise et des accords qui s’y accordent en voulant le retour à des transitions qui bloquent l’évolution dans la politique d’un pays.

 

Le Comité international de Soutien aux Elections Démocratiques et Transparentes au Burundi finalement ne s’est pas trompé quand il a pris la décision de soutenir tout effort de démocratie au Burundi après avoir constaté que les radicaux opposants en 2015, leur objectif majeur ne concerne pas le président NKURUNZIZA Pierre mais tout bonnement le système d’un parti CNDD-FDD qui a gagné honnêtement une compétition par les urnes en 2010 et qui était encore dans la continuité jusqu’aux élections démocratiques prévues en 2015.

 

Etant donné que notre objectif majeur était d’alerter la communauté internationale du danger de se tromper sur la problématique burundaise, à maintes reprises, nous avons fait un clin d’œil au président du parlement Européen à l’époque Martin Schulz Président du parlement Européen, à Madame Mogherini Haute Représentante de l'Union pour les Affaires étrangères
Service Européen pour l'Action Extérieure et d’autres personnalités politiques en Belgique.

 

Notre préoccupation a été ignorée par les autorités européennes et des sanctions ont suivi les différentes déclarations très sévères sur le Burundi. Depuis que la communauté internationale a été dupée et manipulé par les opposants radicaux burundais qui ont trempé dans les troubles en 2015, qui ont voulu prendre le pouvoir par un putsch militaire, nous avions averti cette communauté internationale que la solution serait se rendre au Burundi, que la haute Représentante de l’Union pour les Affaires étrangères Service Européen pour l’action extérieur madame Frederica Mogherini se rende à Bujumbura pour s’en rendre compte et se libérer des griffes des manipulateurs politiciens Burundais du CNARED et des SINDUMUJA Tout cela a eu un écho défavorable.

 

Nous avons fait un clin d’œil à Rwasa Aghaton en 2015 que la chance qu’il a refusé en 2010 alors qu’il devenait un homme incontournable, en suivant le courant destructeur de ADC-IKIBIRI ou du CNARED, le dossier de Gatumba et des Banyamurenge assassinés était encore derrière son aile des rebelles du FNL qui l’avait revendiqué. En créant AMIZERO Y’ABARUNDI pour les élections en 2015, en s’associant à une majorité négative vis-à-vis de la démocratie dans l’histoire du Burundi, il restait dans une logique négative de la démocratie car Amizero ou l’espoir en français n’est autre qu’un souvenir du passé incertain.

 

En 2015 dans les élections démocratiques qu’il a acceptées cette fois-ci, notre clin d’œil lui a donné raison et il a accepté la confiance que le peuple burundais lui avait accordée et il a été élu en deuxième position et il a eu le poste de vice président de l’Assemblée nationale au Burundi.

 

Notre conclusion dans ce processus démocratique au Burundi c’est de laisser les Burundais eux même résoudre leurs différents dans le calme et la sérénité. Nous demandons à Aghaton Rwasa d’éviter tomber dans un chipotage car la politique n’épargne pas les erreurs plus de trois fois. Tout Burundais épris de paix, notre délégation sur place, les observateurs privés ou indépendants sur place ont vu la transparence dans le dépouillement des bureaux de vote de ce Référendum du 17 MAI 2018 au Burundi. Personne n’est dupe, le OUI a gagné mais quelques imperfections ici et là ne peuvent pas annuler ou donner raison au montage grotesque de Rwasa Aghaton que les opposants radicaux aimeraient le voir dans leur camp de distraction, d’intoxication, de déstabilisation et de destruction totale de la démocratie au Burundi.

 

Vive la démocratie au Burundi
Vive la victoire du OUI sur le NON
Vive la paix et la stabilité au Burundi
Vive le sage président Pierre NKURUNZIZA qui essaie de bâtir les assises solides de la démocratie au Burundi dans le respect de plusieurs partis « oppositions et mouvances ensemble »

NIYONGABO Philippe
Journaliste indépendant et Porte parole du Comité.

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