Pourquoi le CNARED agonisant a-t-il une phobie de l’Ambassadeur Ezéchiel NIBIGIRA ?

Pourquoi le CNARED Agonisant a-t-il une Phobie de l’Ambassadeur Ezéchiel NIBIGIRA, Nouveau Ministre des Relations Extérieures ?
Par Appolinaire NISHIRIMBERE, avril 2018-04-26

La Nomination au poste de Ministre des Relations Extérieures  de l’Ambassadeur Ezéchiel NIBIGIRA déprime les membres de ce qui reste du CNARED et ses financiers.

La prestation de serment du Gouvernement du Burundi s’est bien déroulée ce mardi 24 mai 2018. Pourtant, le remaniement ministériel du 19 avril 2018 semble avoir dérangé plus d’un parmi les médias internationaux, tels que JeuneAfrique et RFI. Les réseaux sociaux n’ont pas manqué à relier des spéculations de toutes sortes et parfois même des injures. Le coup de tonnerre étant le remplacement à la tête de la Diplomatie. L’Ambassadeur Ezéchiel Nibigira a remplacé en effet l’Ambassadeur Alain-Aimé Nyamitwe.

Pour certains, c’est donc une surprise. Sans pour autant l’avouer, ils considèrent que le changement a eu lieu au moment où la diplomatie burundaise se portait bien. Personne ne pouvait donc s’attendre à ce qu’une équipe qui gagne soit tournée. Le changement est d’autant surprenant que l’Ambassadeur Alain-Aimé Nyamitwe a été le grand artisan de la brillance de la diplomatie burundaise dans une période où on ne misait pas cher sur le maintien du Burundi dans le concert des Nations.

Entre 2015 et 2018, la diplomatie burundaise a rayonné. Tel un David contre un Goliath, le Burundi a défait toutes les attaques d’un occident impitoyable et déchainé plus que jamais. C’est ainsi que le duo François Delattre/Samantha Power s’est cassé les dents à maintes reprises au Conseil de Sécurité des Nations Unies ; pendant que la Commission Africaine et le Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA voyaient sans cesse leurs tentatives d’ingérence repoussées aux oubliettes, en provoquant une réévaluation du degré de dépendance des institutions africaines à l’UE.

De l’échec de la MAPROBU à celui d’une présence militaire onusienne, le Burundi s’est alors montré intransigeant face à des mécanismes destinés à s’ingérer dans ses affaires intérieures. Le Burundi s’est même créé le luxe de dénoncer une CPI partiale en déposant son acte de retrait, au moment où les autres Etats africains dénonçaient, hésitaient, puis renonçaient finalement à quitter en bloc une institution de type néocolonial, évidemment sous le regard menaçant d’une Europe qui a vite compris que le cas burundais allait entrainer une remise en cause profonde de ses mécanismes de soumission d’une Afrique, certes pauvre, mais dangereuse en cas d’action coordonnée.

Ayant lamentablement échoué dans l’imposition de ses règles de jeu, la diplomatie occidentale s’est rabattue dans la calomnie et l’insensé en sortant son arme préférée qu’est la défense des droits de l’homme. Le Parlement Européen, sous les manœuvres malicieusement agencées de l’euro-député Louis Michel, a dès lors multiplié des résolutions adoptées sur des faits fictifs, dans un seul but de couper l’aide au développement accordée par l’UE au Burundi. Ce qui est, tout compte fait, logique : pourquoi l’UE aiderait un pauvre burundais qui lui fait front ? Hélas, le résultat escompté ne donna aucun effet. L’Europe a constaté avec désarrois la limite de ses outils de soumission. Pourtant, ils sont nombreux ; ils ont été tous testé sur le cas burundais. Tout a été mobilisé : institutions de recherches, experts en tout genre, académiciens, médias, politiciens, avocats affairistes, experts en holocauste et en génocides, etc. Tout ceci pour ne produire que du bruit autour d’une machination, il faut le reconnaitre, bien huilée. Ainsi, parallèlement aux méandres du Parlement européen, toute la fureur et la malice de la diplomatie européenne se déploya au sein de deux Conseils.

Le premier, c’est le CNARED. Un Conseil-machin-chose qui rassemble tous les politiciens et activistes burundais frustrés par les mécanismes démocratiques d’accession et de maintien au pouvoir. Ce Conseil, formé sur initiative des filous pro-colonialisme, est entretenu au biberon de l’UE, au grand dam des contribuables européens. Ses membres sont chargés de susciter des émotions au grand public pour attirer l’attention sur le drame imminent ou en cours au Burundi. Avec pour but : influencer les décisions internationales et maintenir la pression sur le Président burundais. C’est d’ailleurs les actions du CNARED qui ont influencé le second Conseil au service de l’occident, à savoir le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies. N’eut été la vigilance et la témérité de la diplomatie burundaise, ce Conseil allait inscrire une fausse histoire sur le Burundi. Pour ceux qui en doutent, ils sont invités à se remémorer de ses séances sensationnelles qui ont conduit à l’adoption de résolutions diffamatoires. La diplomatie africaine a dû se réveiller et taper le poing sur la table pour contraindre les européens au calme. Résultat, le Burundi a été soumis au régime de deux résolutions contradictoires adoptées par un même Conseil. Si cela a été une première dans les relations internationales, ça a été aussi une démonstration de la force d’opposition des délégations africaines face à leurs homologues européennes. Ceci a finalement mis au grand jour l’incapacité des différentes commissions onusiennes d’enquête sur les droits de l’Homme au Burundi à rassembler la Communauté Internationale autour de faux et tendancieux rapports. D’ailleurs, le manque de crédibilité de la dernière commission a poussé son président, Monsieur Fatsah Ouguergouz, à démissionner, refusant ainsi de cautionner la machination orchestrée par les anti-Nkurunziza.                         

Par ailleurs, même au plan sous-régional, les injonctions occidentales ont rencontré un bloc est-africain solide qui n’a cessé de rappeler qu’il n’appartenait qu’aux burundais de régler leur conflit. Le CNARED a même compris que son parrainage européen ne lui donnait pas que des avantages lorsqu’il fallait se rendre à Arusha pour négocier. Au contraire, le CNARED a accusé d’un manque flagrant d’une ligne réelle de négociation à cause de sa composition qui mélange toutes les tendances radicales et de son association avec tous les activistes et opportunistes venus de partout et de nulle part.  

Bref, l’Ambassadeur Alain-Aimé Nyamitwe a été un excellent Ministre des Relations Extérieures par son charisme et sa connaissance du terrain. C’est lui qui a imposé la discipline au sein des représentants occidentaux à Bujumbura, alors que ces derniers avaient acquis une mauvaise habitude de critiquer à tout vent, comme si la diplomatie n’exigeait pas une attitude proprement diplomatique.

Alain-Aimé Nyamitwe quitte donc son ministère en laissant une diplomatie en pleine forme au plan bilatéral que multilatéral, car dans une situation aussi tendue que celle qu’a connu le Burundi entre 2015 et 2017, aucun pays n’a fermé son ambassade, même celle du Rwanda, ennemi juré, reste ouverte et fonctionnelle ; aucune décision grave non plus contre le Burundi, à part celle de la coupure d’aide européenne qui s’est d’ailleurs révélée inappropriée.

Avec Alain-Aimé Nyamitwe, au lieu de l’isolement, le Burundi s’est révélé porteur d’un message d’appel à la rééquilibre des rapports Nord-Sud, en obligeant la diplomatie européenne à se frotter à celle du reste du Monde et surtout à celle d’une Afrique décidée à faire bloc commun.
Le départ de l’Ambassadeur Alain-Aimé Nyamitwe de la tête de la diplomatie burundaise répond donc à une volonté de faire tourner l’équipe. Il ne s’agit pas d’un changement de politique étrangère ou de stratégie. Il ne s’agit pas non plus d’une quelconque punition. D’ailleurs, ceux qui se sont hasardés à polémiquer sur son éventuelle éviction n’ont trouvé aucun argument d’appui, tellement la réussite et la compétence de l’ancien ministre sautent aux yeux.

Qu’à cela ne tienne, dans cette affaire de remaniement surprise, les projecteurs ne sont pas braqués sur le Ministre sortant ; son successeur aux Affaires Etrangères lui ayant volé la vedette. Non pas pour louer ses mérites et son expérience, mais plutôt pour exprimer une certaine peur. Pour cause, le nouveau ministre, l’Ambassadeur Ezéchiel Nibigira, a dirigé, dans le passé, la ligue des jeunes « Imbonerakure » du parti au pouvoir, CNDD-FDD.

Encore une fois, il faut voir en cette peur une tentative non-avouée de dénigrer le nouveau ministre avant même sa prise de fonction.

Ce n’est pas par pudeur que Jeune Afrique exprime, à travers les mots du porte-parole du CNARED, sa crainte de voir la diplomatie burundaise se durcir, au point de fermer la porte à la médiation est-africaine. En effet, c’est une insinuation qui vise à faire croire que l’Ambassadeur Ezéchiel Nibigira est totalement démuni de facultés d’ouverture, d’approche et de bienséance.

Tous ses détracteurs savent que le mot « Imbonerakure » a déjà été diabolisé sur la scène internationale. Son compte a été réglé. « Imbonerakure » égale tortionnaires, génocidaires, violeurs, sanguinaires et barbares aux machettes qui brillent. La calomnie a marché. Le mensonge a été gobé. Du moins, c’est la seule stratégie qui reste pour discréditer et médire les autorités burundaises. Tant pis si les plus avisés n’avalent pas la salade. L’essentiel réside dans la persévérance de la diffamation. Le ridicule ne tue pas.

Et voilà, un ministre vient d’être nommé, et hop ! C’est un « Imbonerakure » ; il est incompétent et dangereux. Inutile de se pencher sur son CV.

Et pourtant, l’Ambassadeur Ezéchiel Nibigira est un bon père de famille, des plus exemplaires en ces temps d’adaptation des cultures traditionnelles aux modernités mondialisées. Tout son entourage témoigne d’un homme ouvert, chaleureux, plein d’empathie. Son savoir-vivre, son savoir-faire et son intégrité l’ont d’ailleurs conduit à occuper plusieurs hautes fonctions d’Etat, depuis au moins deux décennies, bien avant l’ère CNDD-FDD. C’est ainsi qu’il a été chef des douanes, honorable député, ambassadeur à Nairobi ou encore Directeur Général des Marchés Publics, poste qu’il occupait jusqu’à son entrée au Gouvernement.

Il est donc loin du méchant conservateur décrit par certains médias pro-colonialisme et sur les réseaux sociaux.

Rien d’étonnant donc que, ce 25 avril 2018,un des ambassadeurs accrédité à   Bujumbura, après avoir écouté un bon discours du Ministre Ezéchiel  s’exprimer en très bon Anglais lors de la célébration de la Libération de l’Afrique du Sud à  la résidence  de l’Ambassadeur Oupa Monereng a Kiriri, autour d’un bon vin made in South Africa me chuchotait : « Pourquoi donc les opposants haïssent-ils viscéralement cet homme, je n’en crois pas mes oreilles , il est extraordinaire, j’ai hâte de travailler avec cet homme, il m’inspire respect et sagesse » .

N’ayez donc pas peur chers amis radicaux du CNARED en errance en Belgique et au Rwanda, l’Ambassadeur Ezéchiel Nibigira fera du bon boulot, avec maitrise et professionnalisme et continuera à  faire déjouer vos plans ignominieux  contre le Burundi dans le concert des nations.

 

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