Le CNC rencontre les responsables des médias et les journalistes

Pour analyser et valider le Code de bonne conduite des médias en période électorale

Le Conseil national de communication (CNC) a organisé une réunion le mardi 17 avril 2018 à l’intention  des responsables des médias et des journalistes. L’objet de cette réunion était d’analyser et valider le Code de bonne conduite des médias en période électorale.

Le président du CNC, Ramadhan Karenga a fait savoir que le Code de bonne conduite des médias en période électorale débattu est un code qui a été mise à jour par rapport à un texte qui était en vigueur depuis 2015. Il a dit que c’est un document qui a été travaillé par les médias eux-mêmes en concertation avec l’organe de régulation, le CNC. M. Karenga a ajouté que les  innovations ne sont pas nombreuses mais il a signalé qu’il fallait que les médias et les régulateurs aient la même appréciation sur le contexte dans lequel les médias vont commencer à travailler. A cette fin, a-t-il dit, on comprend à la fois  les textes en matière de régulation et comment mettre en pratique sur terrain le Code de déontologie et d’éthique des professionnels des médias.

« La plus-value de ce code de conduite est qu’il y a des organes qui sont nés à partir de 2015 qui n’étaient pas associés à la confection et à la validation du document  analysé aujourd’hui. On a  préféré qu’il y ait l’occasion d’analyser le document et de participer à sa validation pour que personne ne soit laissé pour compter en cette matière. Le nombre des responsables des médias qui a répondu à cette invitation est important, ce qui montre que la couverture médiatique de la période électorale va être positive  pour le fonctionnement des médias, a précisé M. Karenga. Le président du CNC  a indiqué que le code de conduite sera applicable à la fois aux médias locaux et internationaux.

Pour accompagner le travail des journalistes au terrain, a-t-il renchéri, le CNC s’engage à s’assurer que la disposition de la loi sur la presse qui préconise qu’un journaliste en exercice de ses activités est protégé pour son intégrité physique et pour son matériel. Quand un journaliste sur terrain pendant cette période précise se trouve dans des difficultés de ce genre, a souligné M. Karenga, le CNC sera le premier à intervenir pour que le travail d’un journaliste soit fait dans le respect de la loi. Le CNC s’assure également  que les moyens mis à la disposition des médias pendant cette période  soient octroyés aux médias qui se sont inscrits et qui sont capables d’accompagner ce processus. M. Karenga a fait savoir qu’en cas de manquements observés sur terrain, le CNC est le premier à constater les délits de presse.

Pour éviter qu’il y ait de l’arbitraire dans la constatation des manquements observés sur terrain par les journalistes ou par  les autres acteurs,  a-t-il dit,  le CNC est là pour protéger les journalistes et les professionnels. En cas de sanction, a-t-il conclu, c’est le CNC qui est habilité à sanctionner ou jouer son rôle d’arbitrage.Après les amendements de ce code, les responsables des médias et les journalistes l’ont validé et ont signé un acte d’engagement pour le respecter.

Ezéchiel Misigaro, http://www.ppbdi.com

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