Le Burundi, un pays de dialogue peut-il refuser le dialogue ?

Le gouvernement du Burundi vient de rendre publique une déclaration sur sa position jusqu’ici inchangée sur le dialogue inter-burundais, apportant ainsi un démenti formel et catégorique à une publication conjointe de la Commission de l’Union africaine et des Nations unies, faisant tout récemment état de leur inquiétude d’une décision des autorités du Burundi de suspendre sa participation au dialogue inter-burundais, facilité par l’ancien président tanzanien Benjamin William Mkapa, en qui le gouvernement du Burundi maintient toujours sa totale confiance pour les efforts qu’il ne cesse de fournir, lui et le président ougandais Yoweri Kaguta Museveni, afin de trouver un terrain d’entente au sein de la classe politique burundaise.Le gouvernement du Burundi vient de rendre publique une déclaration sur sa position jusqu’ici inchangée sur le dialogue inter-burundais, apportant ainsi un démenti formel et catégorique à une publication conjointe de la Commission de l’Union africaine et des Nations unies, faisant tout récemment état de leur inquiétude d’une décision des autorités du Burundi de suspendre sa participation au dialogue inter-burundais, facilité par l’ancien président tanzanien Benjamin William Mkapa, en qui le gouvernement du Burundi maintient toujours sa totale confiance pour les efforts qu’il ne cesse de fournir, lui et le président ougandais Yoweri Kaguta Museveni, afin de trouver un terrain d’entente au sein de la classe politique burundaise.

Qu’il nous plaise de rappeler, dans cet éditorial, la position du gouvernement du Burundi sur le dialogue inter-burundais, position qui n’a jamais changé et changera jamais d’un iota !

Convaincu que l’avenir du Burundi ne peut que se préparer et se décider en terre burundaise, le gouvernement a, à maintes reprises, exprimé son souhait de voir le dialogue inter-burundais rapatrié sur le sol burundais, un souhait par ailleurs exprimé par le facilitateur lui-même, lors de la clôture du dernier sommet des chefs d’Etats de la sous-région qui s’est tenu à Kampala en févier 2018. Il s’agit d’un souhait fort légitime auquel des millions de Burundais ayant participé aux séances de dialogue intérieur ont exprimé leur totale adhésion. C’est également fort légitime que le gouvernement du Burundi refuse de s’asseoir autour d’une même table avec des Burundais poursuivis par la justice burundaise pour des fautes lourdes, notamment les violences post-électorales de 2015 et la tentative de coup d’Etat qui en a découlé.

Celles et ceux, nombreux, qui sont au fait de la réalité burundaise, ont été époustouflés d’apprendre que le gouvernement du Burundi veut suspendre sa participation au dialogue inter-burundais dirigé par le facilitateur Benjamin William Mkapa. Ils ne peuvent que s’en indigner même, car il s’agit d’un mensonge de plus sur le Burundi, fabriqué à partir du sol européen par des pays européens ayant choisi d’héberger des Burundais poursuivis par la justice burundaise  et autres professionnels de la déstabilisation et de la désinformation de l’opinion. Ce sont ces gens qui, en étroite coopération avec les pays européens qui les hébergent, ne cessent de présenter au monde un sombre tableau de la situation sociopolitique du Burundi conformément à leurs desseins malsains.Mais le peuple burundais veille et demeure mobilisé autour des projets n’engageant que son avenir qu’il tient à construire lui-même, en toute indépendance et en toute souveraineté. C’est notamment le référendum constitutionnel du 17 mai 2018 qu’il attend impatiemment car n’émanant que de sa seule volonté souveraine, et respectant strictement l’Accord d’Arusha dont le premier et principal garant est le peuple burundais lui-même.

La commission de l’Union africaine et les Nations unies devraient désormais faire attention et se refuser à toute infiltration venant des pays de l’Union européenne notamment la Belgique, tant il est vrai que leur récente publication est le résultat de leur infiltration.

Louis Kamwenubusa

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