L’unité nationale n’a pas été détruite malgré les difficultés qu’a traversées le Burundi

Le ministère de l’Intérieur et de la Formation patriotique a organisé vendredi le 2 février 2018 à l’hôtel Source du Nil une conférence dans le cadre de la célébration du 27ème anniversaire de la Charte de l’unité nationale lundi le 5 février 2018 sous le thème « Consolidons notre unité à travers les structures prévues par la constitution ».

Mgr Jean Louis Nahimana (photo), président de la Commission Vérité Réconciliation (CVR) qui était invité comme consultant a rappelé que le Burundi a subi un grand choc pas seulement au niveau des civilisations mais aussi au niveau culturel dès qu’il a été ouvert aux contacts avec les cultures étrangères.

Selon lui, l’histoire du Burundi montre que le Burundi a été un pays bien organisé avec une administration bien structurée. Il a aussi rappelé que vers le 19ème siècle, le Burundi était un État nation avec au sommet le roi qui était appuyé par les princes et les chefs (Abatware) qui dirigeaient les chefferies. Il y avait l’institution des Bashingantahe qui était un système que les Burundais avaient mis en place pour gérer leurs conflits en tenant compte de leur culture. Cette institution a permis aussi de sauvegarder l’unité nationale.

Avec la colonisation, il y a eu des remaniements des réformes. Vers les années 1930, sur base des théories pseudo-scientifiques qui enseignent que les races, les clans et les ethnies n’ont pas la même dignité, il y a eu une partie de la population qui était exclue de la gestion du pays et gratuitement. Ces réformes ont donné naissance à l’idéologie de la haine, de l’exclusion ou de l’élimination de l’autre. C’est une idéologie qui était fondée sur de fausses théories scientifiques et c’est dans ce contexte que le Burundi a passé de la colonisation à l’indépendance.

Mgr Nahimana a rendu hommage aux Burundais qui sont restés debout pour dire non à la violence et aux divisions. Il a également souligné que malgré les difficultés qu’a connues le Burundi, les piliers de l’unité nationale sont encore là et la culture burundaise n’a pas été éradiquée complètement.

Il a invité tout Burundais à capitaliser les bons exemples qu’on a dans le pays, prôner la culture du respect de la vie humaine, favoriser l’accès de tout citoyen aux droits économiques et sociaux. Il faut que la démocratie et la liberté d’expression soient exercées au nom du développement et de la paix, l’inclusion des diversités et le respect de l’environnement afin que le Burundi à sorte des crises cycliques et sauvegarde l’unité nationale.

BUJUMBURA, 3 fév (ABP)

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