Journal d’un Patriote: L’esprit de Bihome

2018 : JOURNAL d’un Patriote 

L’esprit de Bihome.

 

Le fléau de la nation

Au début du 20ème siècle la vie du Mwami du Burundi, Mwezi Gisabo est menacée  par les envahisseurs. Cependant, un paysan se distingue en se sacrifiant pour sauver le roi.  Durant l’attaque des allemands, ce vaillant patriote s’est fait passer pour le roi en portant la tenue royale. Ce héros s’appelait Bihome, il a été assassiné sur la colline de Nkomwe, à Kiganda dans la province de Muramvya.

 

Au début du 21ème siècle pour cheminer vers la fin des conflits politico-ethniques,  l’Accord d’Arusha pour la Paix et la réconciliation au Burundi est signé sous la houlette du leader charismatique Nelson Mandela.

Près de dix-huit ans plus tard, notre nation vit encore un drame humanitaire dans lequel plus d’un demi-million de nos compatriotes sont exilés et plus d’un million vivent sous la menace quotidienne de la milice Imbonerakure, la jeunesse du parti au Pouvoir.

Par une forme de complicité souvent involontaire, la jeune démocratie malade du Burundi s’est muée en une autocratie démoniaque où règnent la soumission à l’injustice et l’humiliation. Ce Burundi où les tensions et les incertitudes politico-sécuritaires sont loin d’être dissipées ne rassure point et, par-dessus tout, une bassesse plus une indécence politique jamais égalées se sont enracinées au sein des forces vives de la nation.

 

La force d’âme de Bihome

Face au vide existentiel vers lequel toute la nation burundaise plonge, il ne nous reste plus que la force d’âme de Bihome et son esprit de résistance pour sortir tout un pays du délire de possession politico-diabolique de Nkurunziza et de sa bande.

 

Ô cœurs vaillants, il ne tient plus qu’à nous de s’associer et d’éradiquer ces égos qui sont une source de souffrance pour toute la patrie tant ils développent des émotions négatives et affectent la prise de conscience révolutionnaire de la jeunesse burundaise.

 

Ô cœurs vaillants, il ne tient plus qu’à nous de refuser une fois pour toute d’être le reflet de ce système politique mafieux qui s’est intensifié avec le régime de Nkurunziza  entraînant ainsi le Burundi dans une fureur destructrice de nos valeurs et de notre unité nationale si fragile.

 

Ô cœurs vaillants, il ne tient plus qu’à nous de nous laisser guider et de suivre les pas des braves qui comme  Bihome s’est  sacrifié pour sauver la nation Burundaise.

 

Retrouver la fierté

Aujourd’hui le flot des paroles creuses, les effets destructeurs et meurtriers du désastre politique économique et social n’autorisent aucun opposant à la dictature à confondre ses passions politiques avec notre lutte pour la dignité humaine…«où parle la raison, le dépit doit se taire ».

 

Il est temps de retrouver l’ordre véritable des priorités. Il est temps de peser de manière décisive sur notre lutte pour les valeurs de justice et de liberté. Il en va de la responsabilité de chaque patriote de donner du sens aux actions de chacun. Notre lutte est essentielle et elle ne doit pas être alourdie par notre sensibilité passionnée pour des malentendus originels ou des traumatismes politiques individuels.

 

Comme en 2015, il est temps de revivre une mobilisation générale portée par la jeunesse et son esprit de consolider la paix et d’édifier un Etat de droit au Burundi. Comme tout patriote, je rêve tout simplement de retrouver ce pays de lait et de miel où tous les habitants auront retrouvé l’identité de la patrie que nos ancêtres nous ont légué, et partant une volonté manifeste de construire dans la dignité et avec fierté une véritable démocratie durablement pacifiée. Aujourd’hui plus qu’hier encore, le Burundi a besoin d’un Bihome.

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