Conférence de presse du Première Vice-présidence de la République sur les conclusions du 19ème sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEA

« Personne ne peut décider à la place des Burundais s’il faut changer ou pas notre Constitution »

Le Premier vice-président de la République du Burundi, Gaston Sindimwo, a animé, le mardi 27 février 2018, une conférence de presse au cours de laquelle il a parlé des conclusions du 19e sommet des chefs d’Etat de la Communauté est-africaine (CEA). Il a également répondu aux questions des journalistes. 

Selon le Premier vice-président de la République, ledit sommet était subdivisé en deux réunions. La première réunion concernait la retraite conjointe des chefs d’Etat de la Communauté est-africaine sur le financement et le développement des infrastructures ainsi que la 19e session du sommet ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEA. A propos de cette retraite, il a indiqué que sur dix-sept projets qui ont été prioritaires, le Burundi a inscrit six projets à savoir : le chemin de fer Uvinza – Musongati, la construction de la route Mugina-Rumonge-Bujumbura, le développement du commerce sur le lac Tanganyika, l’agrandissement de l’aéroport international de Bujumbura et la construction d’un autre aéroport dans une des provinces du pays, le chemin de fer Keza-Gitega-Musongati et la construction d’un centre nutritionnel. 

« Il faut d’abord lever les sanctions contre le Burundi »

M. Sindimwo a également indiqué que les participants à ce sommet ont analysé le fonctionnement de cette communauté. Ils ont passé en revue l’état d’avancement du dialogue interburundais et ont aussi analysé le dossier sur le partenariat économique entre les pays membres de la CEA et ceux de l’Europe. Mais, sur ce point, il a indiqué que le Burundi n’a pas adhéré à cette idée tant qu’il est toujours sous les sanctions européennes. « Donc, la position du Burundi est claire,  on n’a pas besoin de discuter sur ce partenariat tant que les sanctions ne seront pas levées ». Selon M. Sindimwo, le sommet a aussi apprécié le pas franchi en ce qui concerne le dialogue interburundais.  Les chefs d’Etat de la CEA ont remercié le facilitateur Benjamin Mkapa et ont reconduit son mandat. 

« Le processus référendaire et le dialogue vont aller en parallèle »

Répondant aux questions des journalistes, le Premier vice-président de la République a indiqué que le dialogue et le processus référendaire sont des choses différentes dans la mesure où le dialogue est permanent. « Compte tenu des désidératas des Burundais, nous avons été obligés de continuer le processus référendaire et les deux activités vont aller de pair ». A propos de ceux qui disent qu’au Burundi il y a un génocide ou un abattoir pour les hommes, M. Sindimwo souligne que ces gens sont dépassés par la situation sécuritaire au Burundi. Selon lui, on utilise tous ces termes pour faire peur au peuple burundais et aux autres nations. Il les a ainsi invités à venir au Burundi pour se rendre compte de la réalité eux-mêmes. 

« C’est au facilitateur de décider où il va travailler »Concernant le rapatriement du dialogue interburundais externe au Burundi, le Premier vice-président de la République indique que ce n’est pas au gouvernement de décider où ce dialogue doit se passer mais que c’est au facilitateur de choisir où il va travailler. « Seulement, le gouvernement est disposé pour accompagner ses activités ». A la question de savoir si le gouvernement va répondre au dialogue, M. Sindimwo souligne que le gouvernement n’est pas parmi les négociateurs. « La crise au Burundi est né des partis politiques. C’est à eux de négocier et de s’entendre. Le gouvernement ne fera que mettre en application ce qu’ils auront décidé ».

Astère Nduwamungu, http://www.ppbdi.com

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :