Baisse des prix des denrées alimentaires

La bonne récolte enregistrée pour la saison agricole 2018A a occasionné la baisse des prix de certaines denrées alimentaires dans des proportions intéressantes pour le consommateur, constate-t-on sur place

En province Muyinga (nord-est), le prix du kilo du haricot qui variait de 1200 à 1300 FBu dans les six communes sur sept que compte la province s’achète actuellement entre 500 et 800 FBu dans la grande majorité des marchés, selon la direction provinciale de l’Agriculture et de l’Elevage.

Selon la même source le prix moyen du kilo de haricot pour la province qui était de 1114,29 FBu avant la saison 2018A est aujourd’hui à 571,43FBu. Celui de la pomme de terre est passé de 657,14 à 378,57 FBu, celui du riz de 1900 à 1450 FBu et le maïs de 983,33 à 658,33 FBu. Le prix de la banane légume et la patate douce reste tout de même élevé et pourra revenir à la baisse consécutivement à une bonne récolte attendue dans quelques mois, projette la DPAE.

En province Cibitoke (nord-ouest), un bon rendement agricole pour la saison culturale 2018 A s’annonce déjà et les prix du riz, du maïs et de la pomme de terre par exemple ont commencé à chuter. Un kilogramme de riz cultivé en province de Cibitoke (photo : des vendeuses de riz à Cibitoke) s’achète aujourd’hui entre 1400 francs burundais et 1800, selon la catégorie alors qu’il s’obtenait entre 2000 et 2300 FBu par kilo en novembre dernier. Le maïs local s’achetait entre 1200 et 1500 francs le kilogramme à la fin d’octobre dernier, mais s’obtient actuellement entre 800 et 900 francs le kilogramme, c’est-à-dire une diminution de plus de 500 francs par kilo. Le prix de la pomme de terre cultivable dans les hauteurs de Bukinanyana et Mabayi a chuté de 1100 francs le kilogramme en novembre dernier pour chuter jusqu’à 600 ou 550 francs burundais par kilogramme aujourd’hui.

Seulement certains produits de première nécessité en provenance d’autres coins du pays, comme le petit poisson dont le kilogramme était à 21.000 ou 22.000 FBu à la fin de l’année arrive maintenant à 30.000 francs burundais le kilogramme. Une situation similaire pour l’huile de palme qui s’achetait entre 2200 et 2400 francs burundais le kilogramme en novembre dernier et arrive actuellement à 2800 voire 3000 francs burundais.

Les habitants du chef-lieu de la province Cibitoke reconnaissent qu’il y a eu diminution de prix de plusieurs produits vivriers depuis quelques jours. Ce qu’ils justifient par l’abondance de la pluie pendant la saison culturale A2018, seulement ils craignent un éventuel écoulement de ces récoltes vers d’autres coins.

Quant à la DPAE à Cibitoke, le constat est le même par rapport aux saisons précédentes. Le responsable de la production végétale à la DPAE, Ir. Edmond Uwobikundiye a révélé que son service est en train de travailler avec ses partenaires pour trouver des hangars et produits phytosanitaires pouvant servir à la conservation de ces récoltes.

Ajoutons que le gouverneur de la province de Cibitoke conseille chaque fois à sa population à ne pas gaspiller les récoltes mais plutôt à les gérer en bon père de famille pour prévenir la carence dans les mois ultérieurs.

MUYINGA/CIBITOKE, 2 fév (ABP)

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