Plus de 83% des ménages qui vivaient en union libre ont régularisé leur statut matrimonial

Quelques 5.987 ménages sur les 7.189 recensés, soit un taux de 83,28 % d’adhésion à ce programme, ont pu régulariser leur statut matrimonial en province Rutana (sud-est du Burundi), a-t-on appris vendredi 19 janvier du gouverneur de cette province. Cette régularisation est intervenue au moment où le gouvernement du Burundi avait lancé en 2017 un appel vibrant à tous les ménages vivant en union libre les invitant à régulariser leur statut matrimonial.

La commune qui a répondu plus massivement à ce programme est Musongati où sur les 703 ménages en union libre recensés, 688 ont pu régulariser, soit un taux de 97,86, ceci pour dire qu’il n’est resté que 15 ménages seulement qui ne sont pas en ordre.

La deuxième place revient à la commune de Giharo où sur les 2050 couples non enregistrés à l’état civil, 1998 ont régularisé, soit un taux de 97,46 %. La commune qui n’a pas suffisamment répondu à cet appel est Bukemba où sur 1338 ménages en union libre recensés, 783 seulement ont pu régulariser tandis qu’il est resté un effectif de 555, soit un taux de 58,52 % d’adhésion à ce programme. Pour toute la province, il reste encore 1202 ménages qui n’ont pas répondu à l’appel du gouvernement.

Le gouverneur de la province Rutana, Bède Nyandwi lance un appel à tous ceux qui n’ont pas encore compris le bien-fondé de la régularisation de la situation matrimoniale de le faire dans les meilleurs délais au risque de se voir infliger des amendes lourdes de 100.000 FBu par couple. Il indique qu’au cours de cette campagne, les problèmes rencontrés concernaient notamment certains hommes qui, lorsqu’on leur demandait de régulariser, voulaient chercher de jeunes femmes et que cela continue même aujourd’hui, alors que le gouvernement prône la régularisation du mariage avec la femme la plus ancienne dans le ménage. Pour le gouverneur de la province Rutana, la sensibilisation continue pour pousser ces hommes à changer d’avis.

Le deuxième problème rencontré est celui des communes frontalières avec la Tanzanie dont certains hommes fuient vers la Tanzanie lorsqu’on leur demande de régulariser leur mariage. Il demande aux administrateurs communaux de contacter individuellement tout homme et toute femme qui n’est pas en ordre pour lui dire de venir régulariser sa situation matrimoniale à la commune.

Au-delà du 15 février 2018, des sanctions sévères seront prises à l’endroit des récalcitrants, selon le gouverneur de Rutana qui prévoit une lourde amende de 100.000 FBu soit 50.000FBu pour l’homme et 50.000FBu pour la femme.

RUTANA, 20 jan (ABP)

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