Les relations entre le Burundi et la Chine "sont à l'apogée de leur histoire aujourd'hui", selon la présidence burundaise

Les relations entre le Burundi et la Chine sont à l'apogée de leur histoire aujourd'hui, a déclaré vendredi à Bujumbura Jean-Claude Karerwa Ndenzako, porte-parole du président de la république burundaise, lors d'une interview exclusive avec Xinhua.

Selon le porte-parole, les relations entre le Burundi et la Chine, établies en 1963, sont marquées par une confiance mutuelle politique élevée, par une coopération économique et commerciale fructueuse, ainsi que par des échanges étroits entre les deux peuples.

"Conformément à l'esprit de l'adage des anciens disant que c'est dans l'adversité qu'on reconnaît ses amis, la Chine est restée au chevet du Burundi au cours de ces dernières années où des sanctions injustes couplées d'une campagne de médisance, étaient en train de peser sur le Burundi", a-t-il expliqué.

"Le Burundi apprécie énormément l'approche de respect mutuel et de non ingérence préconisée par la Chine, ainsi qu'une coopération fondée sur le principe gagnant-gagnant", a insisté M. Ndenzako, ajoutant que cette approche ne peut en aucun cas poser d'entraves aux bonnes relations sino-burundaises.

La présidence burundaise, a-t-il expliqué, en appréciant l'approche politique chinoise en matière de coopération, l'oppose à l'approche occidentale, "qui souvent ont tendance à adopter des manœuvres qu'on peut qualifier d'injustes, d'égoïstes et de rusées envers certains pays en voie de développement dont le Burundi".

Le porte-parole a qualifié l'année 2017 d'une année caractérisée par "d'innombrables réalisations" du gouvernement chinois en faveur du gouvernement burundais. Il a évoqué notamment la construction du palais présidentiel encore en cours, l'octroi de 165 stages et 16 bourses d'études en Chine ainsi que des signatures d'une série d'accords de coopération.

"La présidence burundaise apprécie grandement le fait que la Chine n'a jamais cessé d'augmenter ses aides au Burundi", a-t-il fait savoir, avant de citer les constructions de l'Hôpital général de Mpanda, de l'Ecole normale supérieure et de l'Ecole technique professionnelle de Bujumbura, le lancement du réseau métropolitain à fibre optique et de la télédiffusion numérique, ainsi que l'assistance technique et matérielle lors de la célébration du cinquantenaire de l'indépendance du Burundi.

Pour lui, la décoration à cette occasion, par le président Nkurunziza, de l'ambassadeur de Chine au Burundi d'alors Yu Xuzhong, est l'un des signes éloquents des relations bilatérales au beau fixe.

Le Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA), selon M. Ndenzako, est devenu "un événement clé pour les économies et les diplomaties chinoises et africaines", à travers lequel d'importants accords d'entraide ont été signés.

Sur ce, il s'est dit heureux de constater que les entreprises chinoises jouent un rôle clé dans le développement des secteurs stratégiques importants de l'Afrique tels que l'agriculture, les assurances, les banques, le logement, les TIC, la logistique et le transport.

M. Ndenzako a souligné que cela s'ajoute aux transferts de connaissances et de technologies.

Lors de sa visite officielle au Burundi en mai 2017, le vice-président chinois Li Yuanchao a déclaré que la Chine continuerait à soutenir la poursuite du "développement indépendant et durable" du Burundi.

M. Ndenzako a noté que le Burundi et la Chine se soutiennent mutuellement sur de nombreux dossiers régionaux et mondiaux, soulignant que "la présidence burundaise apprécie le soutien de la Chine à la souveraineté et à l'intégrité territoriale du Burundi".

Par conséquent, a-t-il conclu, le Burundi est déterminé à renforcer sa coopération avec la Chine dans les années à venir dans des domaines diversifiés tels que le traitement médical, la construction des centrales hydroélectriques et le renforcement des capacités.

French.china.org.cn |  le 27-01-2018

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