La saison culturale A de 2018 a été caractérisée par une très bonne production

« L’augmentation de la production et la diminution conséquente des prix des denrées n’est pas un problème, mais une clémence céleste qui aidera dans la lutte contre la famine ainsi que dans le développement économique du pays », a déclaré le ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, M. Déo Guide Rurema, lors d’un point de presse animé sur la situation de la production de la saison culturale A de 2018, le lundi 29 janvier 2018.

Le ministre ayant l’agriculture et l’élevage dans ses attributions a fait savoir que, comme le témoignent les prix des denrées sur le marché, la production pour cette première saison de 2018 a été très bonne. Les estimations dudit ministère s’élèvent à 256.000 tonnes de maïs, 960.000 tonnes de haricots, plus de cent mille tonnes de riz ainsi qu’une très bonne quantité de pommes de terre.

Selon le ministre Rurema, la baisse conséquente des prix se fait remarquer sur les marchés où le prix d’un kilo est passé de 800 à 490 FBu pour les pommes de terre (soit une diminution de 38,8%), de 1300 à 800FBu pour le haricot (une diminution de 33%), de 1211 à 817FBu pour le maïs (diminution de 39,5%) tandis que le prix du riz est passé de 1935 à 1617FBu, soit une diminution de 16%.

M. Rurema a indiqué que les facteurs à l’origine de cette production sont entre autres le programme initié par le gouvernement du Burundi à travers sa politique de régionalisation des cultures, la disponibilisation des intrants agricoles, l’aménagement des marais et l’irrigation, le dévouement qu’a démontré le personnel de ce ministère et ses partenaires pour le bien-être de la population et d’autres.

Le ministre en charge de l’agriculture a saisi cette occasion pour prodiguer des conseils aux agriculteurs, leur rappelant de bien conserver cette production en évitant de la gaspiller. Il a prévenu aux commerçants qui pourraient en faire usure en l’achetant à un prix très bas pour aller la revendre à des prix exorbitants ou en l’amenant à l’étranger d’où il a fait un clin d’œil aux instances habilitées pour qu’elles soient vigilantes.

Afin de bien protéger cette production, M. Rurema a signalé qu’un stock national stratégique sera mis en place, ce qui aidera dans la stabilisation alimentaire et celle des prix sur le marché, ajoutant que des informations sur la quantité et les espèces dans ces stocks seront largement diffusées au profit de la population nécessiteuse.

BUJUMBURA, 29 jan (ABP)

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